mardi 14 mai

FOSR, street-artist / Grand Est

Autodidacte, il prouve grâce au support vidéo que l’art s’exporte n’importe où. Des calanques aux volcans en passant par le Pont du Gard, il n’a de cesse de s’inspirer de lieux insolites. Son travail vise d’abord la stratosphère, et il se distingue en 2018 en organisant une exposition dans le ciel, suspendant ses toiles à des parapentes. Surprenant et déroutant, il œuvre sur tous support comme un piano à queue, une voiture ou prochainement les conteners du festival Démostratif. En avril 2019, il s’envolera pour le désert du Sahara où il réalisera sur scène une performance live.

× mardi 14 mai à partir de 17h
× Village du festival, campus Esplanade


Début cinétique, performance / Suisse

« Début » est une expérience de langage dans laquelle l’Univers prend la parole et retrace l’ensemble des phénomènes qui ont amené le public devant lui, à un instant précis en commençant par le Big Bang. Le texte retrace diverses séquences clés de l’organisation des atomes comme la formation de la voie lactée, du soleil et de la Terre, l’apparition de l’ADN, la naissance des bactéries, les âges glaciaires, les débuts du langage primatique, notre anthropocène et finalement la question trop actuelle : qu’y aura-t-il après nous ?

Texte, images et son — Collectif Anthropie.art 
Jeu et voix — Margot Prod’hom

× mardi 14 mai à 18h30
× Magic Mirror, village du festival, campus Esplanade

Pour aller plus loin : http://anthropie.art/cinetiques/


Médée, qui es-tu ? {conférence apéritive}

Le mythe de Médée n’en finit pas de passionner les dramaturges, depuis l’Antiquité, qui n’ont de cesse de se le réapproprier en y projetant les préoccupations, peurs et désirs de leur époque.

Mais qui est vraiment Médée ?

Comment la rendre moderne ? Est-ce qu’aujourd’hui elle serait féministe ? Est-ce qu’elle serait révoltée ? Pour qui voterait-elle ? Quel métier pourrait-elle faire ?

On la qualifie, à raison, de meurtrière, d’assassine. Des mots qui ont bien du mal à se mettre au féminin…

Sacha Vilmar, metteur en scène et étudiant-artiste à l’Université de Strasbourg

Black Medeas et imaginaire anti-colonial

Au cours du xxe siècle, certaines tendances ont prévalu dans les relectures de ce mythe et notamment celle qui lit l’histoire de Médée à l’aune de son statut d’étrangère : avec toutes les dimensions et lectures politiques que l’on peut faire de cette caractéristique, de la ségregation aux luttes des sans-papiers. Au cours des années 1950-1960, alors que les luttes de décolonisation battent leur plein en Europe et que les mouvements africains-américains imposent leurs revendications dans le paysage politique américain, Médée revient sur le devant de la scène. Loin du portrait traditionnel la dépeignant sous les traits d’une mère infanticide, violente, parfois folle et toujours cruelle, toute une frange du théâtre fait de la figure tragique de Médée le porte-drapeau des luttes des Noirs, des femmes et, plus que tout, des femmes noires.

Sophie Coudray, attaché temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université de Strasbourg

Medea es un buen chico (Médée est un chic type)

Dans cette pièce de Luis Riaza, le mythe de Médée est le point de départ d’un jeu, d’une représentation théâtrale qui se donne à voir sur scène de manière explicite. Le jeu est endossé par deux acteurs homosexuels qui interprètent les rôles de Médée et la Nourrice, 2mais aussi parfois Médée et La Fille d’un Roi (Créuse) ou Médée et Le Roi (Créon). Les frontières entre
personnage et personne, jeu et mise en scène, fiction et réalité, théâtre et vie, s’estompent et laissent place à une scène métamorphique et érotique qui naît de la transgression initiale de genre et de la tension induite par la sexualité 2(le désir homosexuel).

Erwan Burel, attaché temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université de Besançon

× mardi 14 mai à 19h30
× Magic Mirror, village du festival, campus Esplanade


JIVRE, Garage rock / Strasbourg

Marc-Felix Fournier —  Guitare & Chant

Clément François-Ziegler — Guitare

Alexandre Chabera — Basse 

Etienne François-Ziegler — Batterie & Chœurs

× mardi 14 mai à 20h15
× Magic Mirror, village du festival, campus Esplanade


Erreur 404, Compagnie La Sticomiss (Paris)

Des adolescentes sur Youporn, une escorte qui veut absolument le dire à ses parents et une personne qui ne sait plus si elle est vraiment une fille… Avec une esthétique New Wave, Erreur 404 propose trois parcours-fictions, comme trois fenêtres d’un même navigateur aux dimensions infinies que seraient les stéréotypes de genre.

Mise en scène, écriture — Anaïs Seghier 
Avec — Noémie Bloch, Violaine Bougy, Fanny Doucet, Ariane Eolac, Valérian Lecourt.
Scénographie — Lino Pourquié
Vidéo — Nathanaëlle Glagigny, Pierre Nativel
Musique — The Unlikely Boy

Durée : 1h30

× mardi 14 mai à 21h
× Salle Évolution, campus Esplanade


Mirage ardent, déambulation nocturne

À la tombée de la nuit, les créatures mythiques se réveillent pour perpétuer leurs traditions. Au fil de ce périple nocturne, ils nous transmettent à leur manière, histoires et légendes du monde. Entre élocutions et mouvements dansés, nous vous invitons à suivre le chemin lumineux qui vous mènera à ces manifestations et laissez-vous guider par la symphonie enivrante de ce parcours habillé de lumière.

Avec les étudiants en danse de la Faculté des Arts de l’Université de Strasbourg, l’Orchestre Universitaire de Strasbourg et le Collectif Bis.

× mardi 14 mai à 22h30
× départ depuis le bâtiment Le Portique, campus Esplanade