samedi 3 juillet

CONATUS

Compagnie Alea Jactaest (Lille)

cirque, jonglerie de massues

à 14h, village du festival, durée 10 minutes

CONATUS : concept philosophique qui se défini par la volonté d’un organisme vivant à persévérer dans son être. Conatus aurait pu aussi être le nom d’une créature fantastique.

Ne craignez ni la peste, ni même le choléra, madame, monsieur, ceci est une naissance, l’expression de lavie. Quelque part dans un sac poubelle, le miasme de déchets en dégradation constitue la première phase embryonnaire d’une créature en devenir. Après 9 mois de putride fermentation, le placenta 250 litres top budget commence à déborder, à se percer de part en part.

INTIME EXISTENCE 

Compagnie Alea Jactaest (Lille)

cirque, solo de jonglerie

à 14h15, village du festival, durée 10 minutes

De l’intime universel. Intime existence c’est un jongleur qui danse pour lui-même, qui évolue dans les étapes de la vie, en traversant plusieurs états et émotions. D’abord, une introspection sur soi dans une bulle de douceur d’ombre et de lumière. Un face à face avec soi-même, un jeu autour du je, du moi et de ce corps qui me représente. Puis brutalement, une confrontation au monde extérieur, un face aux autres, seul. Angoissante réalité du regard des autres, d’une bataille pour légitimer sa place, un dépassement de soi pour exister. Un toujours plus, tellement humain, qui pousse à s’oublier. Jusqu’à perdre le contrôle, laisser la folie s’installer, laisser jaillir la bête qui est en soi ! Et s’accepter.

conception et jeu – Timotée Grenier

soutien – Centre Régional des Arts du Cirque

RITUEL EXCESSIF 

Compagnie Alea Jactaest (Lille)

cirque, solo de jonglerie

à 14h30, village du festival, durée 10 minutes

Ce numéro montre le rituel d’un homme.

Un homme, qui a été vu pour la dernière fois, au milieu d’une forêt.

La forêt, qui a vu pour la dernière fois cet homme, au milieu de son esprit.

L’esprit… Kodama.

L’homme passe par une procession de sentiments, ces sentiments sont d’une telle imprécision, d’un telle folie, que cet homme devient un mauvais esprit, jusqu’au point de perdre la raison et son esprit. Cet homme ignoble perd le moral, la folie l’amène à la transe.

La transe prend la forme d’un corps humain, Kodama d’une branche.

conception et jeu – Matias Zambrano

PEACE MAKER 

Collectif Latéral (Strasbourg)

spectacle, théâtre en plein air

à 15h, village du festival, durée 50 minutes, dès 10 ans

Aujourd’hui, c’est pour la postérité que j’écris car nul doute que mes actions seront relatées dans les livres d’Histoire. Moi, Barbelé le destructeur, le plus grand Méchant de ce siècle, ai mis au point un plan brillant qui me permettra d’abattre définitivement mon ennemi de toujours.

En effet, aussi incroyable que cela puisse paraître, ma Némésis n’est pas invincible. Celui que l’on appelle « le plus populaire des super-héros » a un point faible. Et moi Barbelé le destructeur, je suis la seule personne au monde à connaître son talon d’Achille. MégaBoy, tes jours sont comptés.

Comment vais-je m’y prendre vous demandez-vous ? C’est très simple. Le plan va se dérouler de la sorte…

jeu – Bruno Elser, Charles Leckler, Philippe Moreel, Sarah Ouazana, Claire Verley, Waldemar Szymanski 

CETTE HISTOIRE NE PARLERA PAS D’ULYSSE

Collectif des Pièces Détachées (Paris) et les Little Boys (Caen)

spectacle, théâtre en plein air

à 16h, village du festival, durée 1h, dès 8 ans

Sur l’île aux sorcières s’entremêlent des voix.

De celles que l’on n’écoute jamais.

Des voix qui chantent, qui s’esclaffent, qui déchirent le vacarme, qui transmettent, qui font silence, qui se façonnent un monde.

Sur l’île aux sorcières on se questionne parfois

Suis-je la fille de mon père qui semble si loin de moi ?

Où sont passés les loups ?

Combien pèserait le temps sur mes épaules à moi ?

Ma place est-elle au fond des bois ?

Où tu caches tes potions ?

Dois-je faire fi de mon affiliation ?

Où pourrais-je trouver le début du chemin qui me mènera à moi ?

Sur l’île aux sorcières le temps passe et le monde avec lui.

Tous deux emportent les odeurs, les noms, les luttes mais l’abandonnent là.

La gardienne solitaire qui n’attend qu’une voix pour transmettre à son tour les mots qu’on n’écoute pas.

mise en scène – Victoria Allé, Jeanne Didot, Alexandre Thoraval

texte – Victoria Allé, Jeanne Didot, Eva Swartvagher

jeu – Victorie Allé, Marie Bucher, Julien de Ciancio, Jeanne Didot, Lucile Prassol, Quentin Thiriet, Alexandre Thoraval, Lauretta Trefeu

musique – Yacine Belmahi, Romain Provence

conception technique – Julien de Ciancio

scénographie et graphismes – Lucile Prassol 

costumes et accessoires – Victoria Allé

dramaturgie  – Eva Swartvagher

production et administration – Cyrielle Bethegnies, Amandine Mussel

LA PROPHÉTIE DU SUCRIER EN INOX

En mauvaise compagnie (Maisons-Alfort)

spectacle, théâtre en plein air

à 17h, village du festival, durée 1h, dès 10 ans

On pénètre dans un centre commercial comme on se jette dans le vide, il n’y a pas de demi-mesure, pas de retour en arrière. Naïf, Denis Dubranais voulait simplement y faire ses courses, il n’imaginait pas se retrouver au cœur d’une terrible prophétie. Sa quête le plonge au plus profond de l’hypermarché, cet univers qui a ses propres règles auxquelles personne n’échappe, un univers qui nous avale et nous nourrit les uns des autres dans un même va-et-vient perpétuel entre mastication et régurgitation, un univers désormais ouvert le dimanche et les jours fériés ce qui est quand même bien pratique quand on travaille. La prophétie du sucrier en inox, c’est une fresque épique, absurde et délirante dans un lieu du quotidien, une immersion dans de l’Heroic Fantasy à prix discount où tout peut arriver lorsque l’on croit tous très fort à ce qui est écrit sur l’emballage.

texte – Frédéric Abry

mise en scène – Louise Gaillard

jeu – Thomas Rousselot, Blanche Vollais, Jules Lecointe, Louise Gaillard

Soutiens – Compagnie ISIS, Chapiteau de La Fontaine aux Images, Friche LAmartine, Solid’Arté

SOLA GRATIA

Yacine Sif El Islam et Benjamin Yousfi (Bordeaux)

performance, théâtre et broderie

à 18h et 21h15, magic mirror, village du festival, durée 40 minutes, dès 18 ans

RÉSERVER

Bordeaux, le 3 septembre 2020, 1h30 du matin : Yacine Sif El Islam et son compagnon, Benjamin Yousfi, se font poignarder. Yacine a la joue tranchée et Benjamin, un couteau planté dans le dos.

Au-delà de la peur et de la douleur, cette blessure ouvre une plaie bien plus profonde, boîte de Pandore des souffrances que le jeune homme a accumulées pendant les trente premières années de sa vie. 

Il sait immédiatement qu’il doit exorciser ce traumatisme sur scène et se met à écrire. Pour dire le mal, crier l’injustice, partager la peine

Accompagné par la création sonore de Benjamin Ducroq et par la présence de Benjamin Yousfi en train de performer une œuvre plastique pour laquelle il s’applique à broder sur une grande pièce de tissu le récit de cette nuit d’horreur extrait de sa déposition, Yacine Sif El Islam déroule « le récit sincère et sans filtre d’un garçon qui en a chié » et doit lâcher du lest pour ne pas s’écraser.

Sola Gratia est la tentative de rendre fertile un champ de ruine, de transformer les ténèbres en lumière.

écriture, jeu et conception – Yacine Sif El Islam 

performance – Benjamin Yousfi 

création sonore – Benjamin Ducroq 

partenaires – Atelier des marches, Théâtre National de Bordeaux Aquitaine

DÉDALE D’UN SOUPEUR

Fugue 31 (Strasbourg)

spectacle, théâtre

à 18h et 21h15, salle évolution, le portique, durée 1h15, dès 14 ans

RÉSERVER

Un homme à la lisière de sa vie pense au présent. Il trace, avec de la grosse laine rouge, un chemin dans les méandres de son passé, et ne trouve que ruines, vestiges, et fragments. Fragments de souvenirs, qui lui apparaissent tels des flashs qu’il s’efforce de restituer au présent. Il s’arrête, réfléchit, examine ce qui remonte à la surface et s’interroge devant nous sur tout ce que cela peut bien vouloir dire. Il se rappelle, à travers les flashs qui lui reviennent, avoir été domestique dans une maison où un maitre aux moeurs sordides lui a fait subir une somme d’atrocités innommables, d’une longue errance dans le désert qui le conduira au meurtre de son père, ou encore d’une file d’hommes de tous âges faisant la queue devant des toilettes publiques. Comment recoller les morceaux et tenter de reconstituer son identité à travers ces seules bribes de souvenirs ?

texte – Rémy Bouchinet

mise en scène et jeu – Romain Gneouchev

scénographie et costumes – Aliénor Durand

lumières – Mathilde Domarle (avec la complicité d’Edith Biscaro)

son – Vincent Dupuy

production – Fugue 31

partenaires – Jeune Théâtre National, Les Studios de Virecourt, Lavoir Moderne Parisien.

remerciements – LFTP – Laboratoire de Formation au Théâtre Physique, Honolulu Nantes, Sarcus Festival

SEUL EN SCÈNE POUR UN CRABE

En toute humilité (Rennes)

spectacle, théâtre

à 19h30, AT8, atrium, durée 1h

RÉSERVER

Seul en scène pour un crabe, est un seul en scène. Pour un crabe.

Un crabe royal du Kamtchatka.

Crabe invincible et vorace qui pullule dans les eaux du Nord de l’Europe.

Représentant de la dernière armée rouge, il avance vite.

Si vite qu’il détruit tout sur son passage.

Au bout de ses pinces, il aperçoit déjà les côtes françaises.

BIENTÔT, ÇA VA SENTIR LE CRABE.

texte et jeu – Margot Rogron

mise en scène – Alexandre Soulié

création sonore – Delawhere

création lumière et régie générale – Nina Herbuté

soutiens – Tremplin Propulsion : Les Plateaux Sauvages, Le Regard du Cygne, la MPAA, et la Mairie du 20è arrondissement de Paris

DEKADENZA

Raphy, Adry, Guido, Pierre-Loïc (Strasbourg)

concert, metal

à 20h30, village du festival, durée 45 minutes

DEKADENZA est né des cendres des conservatoires supérieurs. Le rejet du mode de vie digital et du système académique entraîne les quatre musiciens à jouer ce qu’ils nomment du « Dance Power Metal ».

L‘influence des groupes comme Rammstein, Apocalyptica et ZZTop se retrouve dans leurs chansons et ils s’inscrivent dans la nouvelle vague du Metal tel Ghost, Amaranthe ou Alestorm. 

SOIRÉE DE CLÔTURE

Romain Nicolas (Toulouse)

carte blanche

à 23h, magic mirror, village du festival, durée 30 minutes

Après une semaine à décortiquer quelques affaires sordides, Romain Nicolas a carte blanche pour clôturer le festival. Synthèse ? Pas sûr.